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YI QUAN ZHAN ZHUANG

Pourquoi la ZHANZHUANG (posture de l’arbre) peut-elle aider à guérir ?

La ZHANZHUANG n’est pas simplement le fait de se tenir debout, ni une simple méditation. C’est un système d’entraînement qui intègre le corps et l’esprit. Ces deux aspects ne sont pas séparés, mais se renforcent mutuellement pour améliorer les fonctions physiques et mentales. Les effets thérapeutiques de la ZHANZHUANG sont multiples.

Pendant la pratique, le corps maintient une structure relativement stable, tandis que les muscles et les os alternent entre contraction et relâchement. Cela stimule la circulation sanguine.

Le Dr Yu Yongnian (1920-2013), disciple direct du maître Wang Xiangzhai(王芗斋), expert en Yiquan et en ZHANZHUANG, était diplômé de l’Université dentaire de Tokyo. Après plus de 60 ans de pratique, il a introduit la ZHANZHUANG à l’hôpital en 1953 pour traiter des maladies chroniques, contribuant largement à sa diffusion dans les hôpitaux en Chine.

L’Yiquan, art martial chinois traditionnel, a préservé l’essence de la ZHANZHUANG et en a fait la base de son système d’entraînement. Issue de l’Yiquan, cette pratique est particulièrement bénéfique pour les personnes souffrant de maladies chroniques. Dans notre société moderne, c’est une méthode qui « soigne, aide et renforce le corps ». Pour en savoir plus sur le Dr Yu Yongnian et son travail, vous pouvez consulter le site web de l’Hôpital du Century de Pékin (Beijing Century Altar Hospital) pour son historique.

Le Dr Yu Yongnian, dans son ouvrage important Zhan Zhuang et l’exploration du « non-agir », a analysé cette pratique traditionnelle d’un point de vue médical, physiologique et philosophique. Grâce à sa formation médicale, il a traduit des concepts traditionnels comme la « sensation du Qi » ou « l’intention de l’esprit » en termes biologiques, liés au système nerveux, à la circulation sanguine et au métabolisme énergétique. Le « non-agir » (Wu) dans le titre fait référence à un état de calme profond atteint pendant la pratique. Il propose un entraînement passant « de l’action à la non-action, et de la non-action à l’action », permettant au cortex cérébral d’entrer dans un état de repos protecteur, favorisant une relaxation profonde du corps et de l’esprit.

Le Dr Yu Yongnian a été un pionnier dans l’introduction de la ZHANZHUANG en milieu hospitalier. À l’Hôpital général des chemins de fer de Pékin (aujourd’hui Hôpital du Century de Pékin), il a utilisé cette méthode pour traiter l’hypertension, les ulcères, la neurasthénie et d’autres maladies chroniques. Il a expliqué en détail comment l’état de calme atteint pendant la pratique régule le système nerveux central, contribuant ainsi à la guérison et au bien-être.

Le Dr Yu a également fourni des données concrètes. Après une heure de pratique, la composition du sang peut changer de manière significative :

Jusqu’à 1 520 000 globules rouges supplémentaires par cm³ de sang,

Jusqu’à 3 650 plaquettes et globules blancs supplémentaires par cm³,

Jusqu’à 3,2 grammes d’hémoglobine supplémentaires par cm³.

Les globules rouges transportent efficacement l’oxygène grâce à l’hémoglobine. L’augmentation de l’hémoglobine améliore directement l’apport en oxygène. Lorsque davantage d’oxygène atteint les organes, le corps entre dans un état particulier de relaxation et de santé. C’est pourquoi la ZHANZHUANG est efficace pour des problèmes comme la neurasthénie, l’arthrite, l’angine de poitrine, la cirrhose ou les maladies cardiovasculaires.

Recommandée pour des publics spécifiques !

Un des grands avantages de cette méthode est l’absence d’effets secondaires. D’un point de vue médical, les personnes affaiblies ou souffrant de certaines maladies (comme des troubles cardiovasculaires) ont peu d’options d’exercice. Pour elles, la ZHANZHUANG est un excellent choix. Elle peut se pratiquer allongé, avec support, assis ou debout. Chacun peut adapter la posture à sa condition et contrôler l’intensité de l’effort.

En résumé, après des milliers d’années de développement et grâce au travail des maîtres d’Yiquan et des experts médicaux au cours du siècle dernier, la ZHANZHUANG unit la philosophie chinoise du bien-être et l’essence de la science occidentale. C’est désormais une méthode de santé complète et mature.

Mais quelle est l’origine de la ZHANZHUANG ?

En 1975, sur un site archéologique de la culture de Majiayao en Chine, une poterie datant d’environ 7000 ans (époque néolithique) a été découverte. Elle représente une figure humaine dans une posture semblable à celle de la ZHANZHUANG. Des études montrent qu’il s’agit de « se tenir debout sans bouger ». La première mention écrite de cette pratique se trouve dans un livre ancien appelé Guanzi, datant d’environ 3000 ans.

En résumé. Rester debout, calme, respirer doucement : c’est simple,  et chaque minute fait circuler le sang et répare le système nerveux. Testez cinq minutes ce soir ; votre lit vous dira merci.

Depuis l’enfance on court, on crie, on trimballe des listes sans fin. Zhàn zhuāng, c’est l’arrêt qu’on n’a jamais appris : trente secondes où le temps cesse, le cœur se repose, et le bruit du monde tombe enfin. Restez là, sans rien faire : c’est le premier vrai repos que vous vous offrez depuis la maternelle—ZHAN ZHUANG ( la posture de l’arbre).