Il convient de bien distinguer le Qigong des autres pratiques physiques telles que la gymnastique, le yoga ou le tai-chi.
Le Qigong insiste avant tout sur la globalité et la dimension énergétique : ressentir le Qi, l’accompagner, le guider. L’alternance de phases dynamiques et statiques, associée à une respiration harmonieuse, favorise cette perception. Habiter son corps avec douceur, y éveiller une force souple et profonde, laisser la respiration se déployer, affiner chaque instant de présence : voici les gestes simples d’une écologie corporelle qui nourrit en nous un lien vivant, fluide, tonique et apaisé. Un chemin de transformation et de soin, porté par la vie.
En revanche, la gymnastique ou le yoga visent principalement un travail corporel « pur » au service d’une santé physique et mentale.

Le tai-chi présente certains points communs avec le Qigong, mais leurs objectifs et modalités diffèrent. Le tai-chi cherche, par des mouvements lents synchronisés à la respiration, à renforcer l’organisme ; c’est aussi un art martial traditionnel, d’où la présence de techniques d’autodéfense précises. Le Qigong, quant à lui, privilégie l’unité corps-esprit : il harmonise non seulement le corps et la respiration, mais aussi l’esprit, afin que ces trois aspects s’équilibrent mutuellement. Ses méthodes débloquent points d’acupuncture et méridiens pour laisser circuler librement l’énergie ; elles accumulent et renforcent le Qi, force vitale interne, ce qui améliore la santé. Bien des pratiquants de tai-chi ne ressentent le Qi et sa circulation que lorsqu’ils abordent le Qigong.